Salut tous!
Merci pour vos commentaires, ca fait plaisir d'avoir des contacts avec le reste du monde...
Je suis desole nous avons quelques soucis avec le site mais plusieurs articles sont en attente. Brice m'a promis de le mettre en ligne tres vite (des que le site voudra bien)
Encore merci a tous et desole pour mon manque d'assiduite mais c'est pas evident d'ici...
P.S. Je travaille sur une devinette mais faut pas croire que ca deviendra une habitude...
Par Rejome
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Le lendemain, réveil un peu plus matinal, on décide d’aller voir Cibodas, un village un peu plus haut que Bogor, réputé pour son jardin
botanique, ses pots de fleurs et ses plantations de thé. Pour ça on prend un minibus. C’est des sorte de van Toyota, pas très grands mais ou les chauffeurs arrivent a faire tenir, tenez vous
bien, non pas 10, non pas 15 mais 20 personnes !! Et bien sur, pas question de partir si le bus n’est pas plein. On est un peu serré mais moins pire que ce que l’on pensait et les fenêtres
sont ouvertes donc on ne mourra pas étouffés…
Sur la route c’est vraiment très beau, des plantations de thé à perte de vue, et une fois dans le village, des pots de fleurs par millions,
arrangé dans des petits jardins. Cibodas : ville fleurie, 6 petites fleurs !!
On se balade donc dans le jardin botanique qui est immense et bordé par une grande forêt à flanc de montagne. Je me dis qu’ici je verrai peut être mon premier singe en Indonésien mais sans
succès…C’est très grand et très beau mais pas moyen de reconnaître une espèce de plante ou un oiseaux. Quelle honte !! Ah si j’ai su reconnaître un ibiscus !! Youhou…
Apres le jardin botanique, on descends la route à pieds jusqu’au village. En passant on achète des beignets de légumes, ils font beaucoup de
friture ici (Je ne sais pas si ça a un rapport avec ces beignets mais le lendemain j’étais très malade…).
Une fois en bas, un guide nous propose ses services pour nous montrer les plantations de thé, la fabrique et nous expliquer le processus.
50 000rp (moins de 5euros) deal ! On se lance donc dans une promenade assez agréable et le guide est sympa. J’en profite pour lui demander les résultats des demi-finales de la champions
league. Merde le barça a perdu ! On arrive a la fabrique de thé qui malheureusement ne fonctionne que le matin. On ne verra pas comment ça se passe. Par contre on va goûter le thé…La
tranquillou à la terrasse, le guide lance « look, a leaf monkey in the trees ! ». Moi je me dis chouette, le voila mon singe ! Et bien non, c’était un chat en fait…Une fois le
moment de nous séparer de notre guide, il nous fait une petite entourloupe : « au fait, je vous avait dis 50 000, je me
suis trompé c’est 60 000… » « Ouais c’est ça, allez va pour 60 000 »
En fin de journée, retour à Bogor en minibus mais cette fois on est a l’avant…top confort…par contre, je suis bien malade…bah ça devait
arriver…
Par Rejome
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Aujourd’hui c’est mon troisième jour, mon estomac commence à faire des histoires ! On décide de passer la journée a Jakarta pour visiter le
centre de la vieille ville et le port. Pour ça direction la gare de Bogor, on hésite un moment entre les billets « Ekonomi » et « Express » puis Julie m’explique qu’Ekononomi
peut se traduire par wagon a bestiaux…Deux rangées de sièges contre les parois du wagon, pas de clim et les trains bondés jusqu’à ne plus pouvoir fermer les portes ! On opte pour
Express…
Encore une fois, démonstration de l’amabilité des gens ici : on ne savait pas trop à quelle station descendre et ça devait se voir un peu
sur nos tête. Du coup 3 dames nous ont interpellé pour nous proposer leur aide. « Vous voulez aller où…ah ok alors descendez là » et une fois descendu elles nous proposent encore leur
aide « vous voulez qu’on demande au chauffeur pour vous ? » etc.
On décide de marcher jusqu’à la vieille place du quartier Batavia, l’ancien centre historique de Jakarta sont l’occupation Hollandaise. C’est
grand, carré et bordé de musées. Tous sont fermés car on est le premier mai…ici aussi, pas de bol…On va quand même prendre un verre au café Batavia, qui est un vieux café ambiance coloniale très
bien restauré, un peu chic, et intello. Il y a aussi des restes de l’époque coloniale un peu partout, comme ce pont-levis qui ressemble parait il à ceux d’Amsterdam.
Direction le port ensuite. On longe un canal nauséabond pour arriver au port. Là ça bosse dur ! Les gens chargent des sacs de ciments sous
un soleil de plomb (Il fait super chaud à Jakarta et la pollution n’arrange rien). Les bateaux sont tous les mêmes, en bois, il parait qu’ils sont construits sans clous ni plans. A l’entrée on se
fait aborder par plusieurs guides, le premier évité sans soucis, trop cher (il faut marchander ici, c’est Julie qui s’en occupe parce que c’est mieux si tu parles indonésiens et encore, c’est pas
facile). Le second nous propose de visiter le port, les bateaux le marché aux poissons pour nous montrer « la vraie vie » (en français), trop cher et trop long de toute façon, on décide
de se débrouiller tout seul.
Après le port on était un peu fatigué, on prend donc un Bajaj, sorte de moto tricycle avec deux place à l’arrière. C’est pratique pour ce
faufiler dans les 2x3 voies très encombrées mais ça fout parfois les jetons ! Et puis on se demande aussi comment ça peut encore rouler…Heureusement les chauffeurs sont très concentrés et
ils ont le klaxon très facile.
On va dans le quartier des routards pour manger, il est déjà 17h et le ciel
s’assombrit, il fait nuit tôt ici et on voit rarement le ciel bleu…après ça direction la gare d’où on a une belle vue sur Jakarta, le quartier des affaires (la photo est floue désolé, j’apprends
encore…) et retour à Bogor.
Par Rejome
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J2, direction le jardin botanique. Pour l’instant je n’ai qu’à attendre mes papiers donc on en profite pour visiter. Ce jardin il est immense.
Il a été créé pendant l’époque coloniale (1817) par les Hollandais. Y’a au moins 400 espèces de palmiers et 3000 variétés d’orchidées !
Au bout d’une petite heure, on s’est pris une saucée comme j’en ai rarement vue ! Bogor
est aussi appelée la ville de la pluie, dans mon guide ils disent même qu’il y à en moyenne 322 orage par an. Pour l’instant je ne peux pas démentir (3 orages en 5 jours et encore y’a deux jours
pendant lesquels je n’étais pas à Bogor la journée…).
Le soir on mange souvent au sunset café, ou ils passent les mêmes playlists en boucle (pop Indonésienne, pas meilleure ni pire que la notre,
techno pourrave aussi mauvaise que la notre, voire la même). Heureusement presque tous les soirs on a droit à deux sessions de Bob Marley…
Une chose qui choque à Bogor (comme partout ailleurs) c’est les différences entre les quartiers populaires où les gens peuvent sembler vraiment
vraiment pauvres et les immenses centres commerciaux climatisé ou les grands immeubles modernes des banques. J’ai pas encore de photos mais ça viendra…
Par Rejome
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Salut a tous, je suis bien arrivé, avec tous mes bagages et Julie (ma boss) était au rendez vous à l’arrivée. C’est pas que j’avais des doutes
mais bon j’étais quand même rassuré de la voir. Je suis arrivé vers 18h à Jakarta et après un court passage à la douane, où on m’a juste demandé de dire bonjour en français, j’ai récupéré mes
bagages. Ensuite direction le bus pour Bogor ou je vais séjourner le temps d’obtenir mes papiers. La première chose qui frappe en arrivant, c’est la température, il fait très chaud. Ensuite c’est
le nombre de personne qui vous sollicitent, pour un taxi, une bouteille d’eau, du parfum ou de l’alcool…ça c’est dans les coin où y’a pleins de touristes, mais une fois passé ce genre d’endroit,
on réalise que les indonésiens sont très sociables et aimables, ça change de la France! Par exemple dans le bus un étudiant m’a abordé et on a discuté pendant un bon bout du chemin. Parfois
(souvent en fait) les gens m’interpellent dans la rue : « Hello mister! How are you?». Alors tu réponds seulement « Hello, I’m fine thank you ! » et ils sont
content!
Julie m’a réservé une chambre dans un petit « losmen » qui s’appelle Puri Bali c’est un peu roots, propre, sur, et les
propriétaire sont super sympas. Après avoir déposer mes affaires, on est partit boire ma première bière indonésienne, la Bintang, pas mauvaise et pas cher.
La surprise est venue une fois couché. Pendant la soirée mes camarades m’avaient parlé du chant des geckos, du karaoké voisin et de l’appel à la
prière du matin. A ce moment là je ne réalisais pas encore ce qui m’attendait. Vous l’avez deviné, la nuit a été courte…J’imaginais pas qu’un lézard puisse faire autant de bruit. Et l’appel à la
prière bah c’est pas désagréable, c’est même souvent joli mais à 5h du matin ça fait tôt.
Par Rejome
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Bonjour et bienvenue!!
Non l'éthologie n'est pas un sport dangereux! Il s'agit de l'étude du comportement animal. Pourquoi ce titre? Il fait référence à un bouquin de Nigel Barley qui raconte ses aventure en tant
qu'anthropologue parti étudier les Torajas, peuple du sud de Sulawesi. Plus précisément, il part sur les conseil d'un de ses collègue, dans le but de découvrir pourquoi les enfants Torajas ont
les oreilles pointues.
Rien a voir avec le comportement animal me direz vous. Oui sauf que le titre du livre provient d'une anecdote vécue par l'auteur: lors des nombreuses démarches administratives a accomplir, il
doit cocher pleins de cases dans pleins de formulaires et bien sur lorsque l'on sort un peu de la norme et ben c'est très difficile de se faire comprendre!! Une des questions était quelque chose
du genre: "allez vous pratiquer un sport dangereux?" D'où le titre du livre. Et bien figurez vous que lorsqu'on part à Sulawesi comme volontaire pour étudier les macaques dans le cadre d'une
coopération Allemagne-Indonésie, c'est incompréhensible pour l'administration française! Et comme ce monsieur Barley j'ai du expliquer une bonne dizaine de fois ce que j'allais faire là-bas et
pourquoi...
Ou est Sulawesi ?
C'est là...En indonésie. Cette grande ile en forme de K (son nom signifie d'ailleurs "trident de fer") située à l'est de Bornéo. Il y a environ 15 000 000 d'habitants soit 7,25% de la population
Indonésienne. Sulawesi abrite une faune et une flore riche et unique. On y trouve notamment 7 des 21 espèces de macaques.
Qu'est ce que je vais y
faire?
Moi je pars tout au Nord pas loin de la ville de Manado, dans la réserve naturelle de Tangkoko-Batuangus dans le cadre du "macaca nigra project" (Vous pouvez avoir pleins d'infos et voir les
photos de la station sur le site du projet:
www.macaca-nigra.org). Pendant un an, je vais participer à un programme d'étude sur le macaque à crête
(
macaca nigra). J'essayerai de vous raconter un peu tout ce qui se passera pendant cette période et je tâcherai aussi de mettre quelques photos histoire de partager un peu...
Par Rejome
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Magots en pleine séance de toilettage
Ils sont semi-terrestres et principalement frugivores même s'ils mangent aussi des insectes, des graines ou des feuilles. Ils forment des groupes de plusieurs dizaines d'individus, composés
à la fois de plusieurs mâles et de plusieurs femelles de tout âges. Les femelles restent dans leur groupe natal alors que les mâles émigrent dans d'autres groupes lorsqu'ils sont adultes. Les
femelles macaques forment donc le noyau des sociétés de macaques.
Il existe 21 espèces de macaques et si les caractéristiques citées précédemment s'appliquent généralement à toutes les espèces, il y a de nombreuses différences interspécifiques concernant
notamment les conflits, les comportements de conciliation, les rapports de dominance, les conditions de socialisation et les structures de parenté. Par exemple, chez le macaque rhésus (
M.
mulatta) et le macaque japonais (
M. fuscata) les relations de dominances conditionnent les relations sociales, les dominants ont un accès privilégié aux ressources, ils reçoivent
plus de toilettage, les conflits sont le plus souvent unidirectionnels (l'agressé, généralement un subordonné, fuit ou se soumet) et les comportements de réconciliations sont rares. Chez
les macaques de Tonkean, la hiérarchie existe, elle est stable mais elle n'empêche pas les individus d'interagir les uns avec les autres. La plupart des conflits engendre des protestations ou des
contres attaques et le taux de réconciliation et plus élevé que chez les rhésus.
macaque rhésus
macaque de Tonkean
Il existe plusieurs propositions pour expliquer ces différents "styles sociaux". Certains chercheurs pensent que les conditions environnementales (en particulier les pressions de prédation et de
compétition pour les ressources alimentaires) façonnent les relations sociales. D'autres pensent que certaines caractéristiques sociales sont liées, co-évoluent et co-varient. Un changement d'un
des paramètres entraîne des changements dans les autres.
La question de l'évolution de ces styles sociaux reste ouverte, et c'est d'ailleurs pour étudier cela qu'une étudiante en thèse est envoyée a Sulawesi et moi je pars pour l'aider...
Nous allons étudier les relations sociales chez le macaque à crête (
M. nigra) et voir si les résultats obtenus dans leur milieu naturel correspondent à ceux obtenus en semi-liberté.
D'après ce que l'on en sait, les macaques à crête sont assez "tolérants" ils ressemblent aux macaques de Tonkean sur plusieurs points (conflits bidirectionnels, taux de réconciliation
élevé...).
Il y a plein de doc ici (photo et vidéos):
www.arkive.org/species/GES/mammals/Macaca_nigra/
Par Rejome
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